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08.07.2008
JE CROIS QUE C'EST UN APPEL DU PIED A LA GREVE... NICO S'ENNUIE
Franchement, moi je trouve ça comique. Il se croit marrant, il croit faire preuve d’humour ?
Dieu que c’est petit…
Il faut espérer qu’il a d’autres sujets de conversations le pauvre. Remarquez, c’est bien la faute des syndicats ! Ils sont tous en rang d’oignons, le petit doigt sur la couture du pantalon à attendre les ordres.
C’est vrai que les représentants des principaux syndicats sont fonctionnaires, ça aide pour faire la grève, quand on ne risque pas sa place, et que de plus, en fin de carrière syndicale on dispose d‘un poste honorifique (voir mon précédent billet pour le dénommé B. Guidou).
http://mirabelle.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=578102
En fait, si les mouvements de grèves sont toujours en décalage c’est parce qu’il y a entente au plus haut niveau pour ne p as empiéter les uns sur les autres…
Voilà pourquoi on s’aperçoit moins qu’il y a des grèves, parce qu’elle sont scientifiquement décalées, et pas grâce au miraculeux plan de (cassage) d’organisation des grèves pour éviter les désagréments aux usagers. Ha, parlez-moi du service public auquel nous aurions droit…
C’est oublier les récentes grèves pour le carburant… Qui ne vont pas tarder à faire boules de neige d’ici peu et sans tambours ni trompettes en plus. Pas besoin de déposer de préavis, cinquante camions sur les autoroutes à mon avis c’est une manif qui marche bien, et pour un peu j’irais moi aussi les soutenir. Au fait, si vous avez des photos de piquets de grève et d’opérations escargots, vous pouvez me les faire passer et je les afficherai histoire de montrer à notre bon président que les grèves ne sont pas en voie d’extinction !
Rien n’est perdu les amis(es), la pression est en train de monter, et au vu des salaires, du pouvoir d’achat, du coût du carburant et des réparties grivoises de tonton Nico… Je pense que ça va bouillir !
Rodomontades… pantalonnades… blagues, bluff, bravades, fanfaronnades, forfanteries, tarasconnades, gasconnades, galéjades, pitreries…
Rien ne nous sera épargné (sauf les augmentations de pouvoir d’achat…
SOCIAL - POLITIQUE
07/07/2008 | 18:37 Grèves: tollé après les propos de Sarkozy
Nicolas Sarkozy au Conseil national de l'UMP, le 5 juillet 2008
© France 2
La déclaration ironique de Nicolas Sarkozy sur l'inefficacité supposée des grèves suscite un tollé
"Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit", a déclaré samedi Nicolas Sarkozy tout sourire devant le conseil national de l'UMP, récoltant une salve d'applaudissements.
Responsables syndicaux et politiques de gauche continuaient de s'émouvoir lundi de cette ironie, qualifiée de "fanfaronnade" par Gérard Aschieri (FSU).
Le PS a accusé lundi Nicolas Sarkozy d'ouvrir un "cycle de provocations permanentes". "Ce qui s'est passé samedi c'est grave", a affirmé Stéphane le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande, accusant le chef de l'Etat d'engager "une entreprise de déstabilisation, de division et de désorganisation" du pays.
"Nicolas Sarkozy donne l'image d'un président devenu un chef de clan, ce n'est plus un chef de l'Etat, c'est le chef de l'UMP", a dénoncé M. Le Foll, ajoutant que "vis-à-vis de l'opposition, "il a eu des mots et des formules qui s'apparentent à des insultes".
"On ne peut pas gouverner un pays avec cette méthode sauf à chercher le conflit", a-t-il poursuivi rappelant "l'attitude" de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de l'institution militaire et de l'audiovisuel public : "Là aussi, on a droit au mépris et aux décisions unilatérales et personnelles", a-t-il affirmé.
La LCR d'Olivier Besancenot a dénoncé lundi l'arrogance de Nicolas Sarkozy et a mis en garde le chef de l'Etat contre "un retour façon boomerang à ce genre de provocation". "En homme de droite, Nicolas Sarkozy pratique l'arrogance de classe alors qu'il sait très bien que les mécontentements montent de partout", notamment "sur la question de la baisse dramatique du pouvoir d'achat".
"Les mobilisations qui se sont succédé, sans interruption, depuis octobre 2007 pour s'opposer aux contre-réformes libérales à l'évidence ne sont pas terminées", a estimé l'organisation d'extrême gauche, qui a rappelé que "déjà, des initiatives sont planifiées à partir de septembre-octobre 2008".
Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte Ouvrière, a affirmé lundi que "c'est par la lutte qu'il faudra répondre aux provocations". "Les travailleurs ont toutes les raisons d'être mécontents. Et ils le sont. Ils l'expriment dans de multiples conflits du travail, qui restent malheureusement éparpillés" et "si Sarkozy ne les voit pas, c'est qu'il est myope". "Le mépris des travailleurs qu'il affiche pourrait bien finir par provoquer une explosion sociale qu'il ne pourra pas ignorer", a-t-elle ajouté.
Pour la sénatrice Dominique Voynet (Verts), "la plus belle réponse" aux propos de Nicolas Sarkozy serait "une belle journée de manifestations unitaires à la rentrée". Avec des grèves, car "pour aller à la manif il faut d'abord être en grève", a-t-elle précisé.
Le président du MoDem, François Bayrou, a accusé lundi Nicolas Sarkozy d'avoir voulu infliger "une humiliation" aux syndicats, après s'en être pris à l'armée et au service public de l'audiovisuel. "Selon moi, un président de la République, ça ne devrait pas utiliser l'humiliation à l'égard de ce qui fait la France, ça devrait au contraire respecter et rassembler".
Le président a une "vision archaïque du syndicalisme", a estimé le secrétaire général de la CFDT François Chérèque lundi: "Notre objectif est d'amener des résultats, ce n'est pas la grève, la grève est le moyen ultime", a-t-il déclaré.
"Quand je vois les sondages d'opinion, je crois qu'il devrait regarder de plus près la réalité (...) Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation", avait déclaré dimanche Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (Fonction publique). "Je ne vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant 'on va voir ce qu'on va voir'. Je pense qu'on a pas fini de lutter", a-t-il ajouté.
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, a estimé que le chef de l'Etat avait eu "un mot de trop" et devrait "être plus prudent", soulignant l'existence d'un "réel mécontentement des salariés sur toute une série de dossiers, des retraites au pouvoir d'achat en passant par l'avenir du service public".
Maryse Dumas, l'une des secrétaires confédérales de la CGT, a estimé dimanche que les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves étaient "une opération diversion" face à l'insuccès de sa politique. "Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", a-t-elle mis en garde.
Jacques Voisin, président de la CFTC a jugé que "les propos très politiques" de Nicolas Sarkozy sur les grèves risquaient "d'attiser les conflits" au moment où les syndicats font, selon lui, preuve d'une "attitude très responsable" pour les éviter en développant le dialogue social.
Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a estimé dimanche que les "déclarations triomphantes" du président de la République sur l'inefficacité des grèves donnent "toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social.". Accusant Nicolas Sarkozy et les dirigeants de l'UMP de vouloir "masquer la réalité d'un bilan si mauvais, et d'une inefficacité tellement flagrante face aux problèmes quotidiens des Français.", il les a mis en garde d'un "Rira bien qui rira le dernier".
Le Parti communiste s'est étonné dimanche dans un communiqué que le président "tourne en dérision avec des formules de matamore l'ensemble du mouvement social". "C'est désormais officiel, le président de la République est bien le président d'un camp contre l'autre, celui du patronat contre les salariés", estime le PC.
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