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19.05.2008

SOLIDAIRES... NOUS SOMMES TOUS CHINOIS OU BIRMANS EN CE MOMENT

Je tiens à vous dire que les dirigeants chinois se comportent mieux que leurs homologues birmans. Dans la catastrophe qui frappent leur pays en ce moment, la transparence est de rigueur, sans doute un effet JO, mais tout de même c'est un progrès réel. Le chef de l'état s'est déplacé sur les lieux pour superviser les secours, et en cela il fait mieux que Vladimir Poutine qui avait mis 4 jours pour rentrer de vacances lors du naufrage du koursk. Il semble pourtant que certains parents se posent des questions concernant les écoles qui se sont effondrées, ils se demandent si elles avaient été construites dans le respect des normes de constructions antisismiques. Plusieurs bâtiment entourant les dites écoles ayant résister au séisme.

Il est cependant à déplorer que la politique de « l'enfant unique » se retourne contre les familles aujourd'hui. En effet, pour faire face à la surpopulation, les dirigeants chinois ont imposé aux familles de n'avoir qu'un seul enfant. En Chine, ça n'est pas comme chez nous, les enfants s'occupent de leurs parents âgés... (Nous, nous partons en vacances...) !

Beaucoup de chinois aujourd'hui qui ne sont plus en âge de procréer se demandent donc qui va bien pouvoir s'occuper d'eux lorsqu'ils seront vieux. C'est un autre des aspects de la catastrophe qu'il faudra bien traiter un jour. Et en attendant, il serait bien de laisser les parents potentiels avoir les enfants qu'ils souhaitent et sont capables d'élever. Je pense que si régulation il y a, elle doit plutôt se faire sur la capacité à nourrir une famille.

Les enfants à qui il faut donner à manger, c'est souvent la meilleure motivation pour un homme de se lever le matin et d'aller travailler.

CHINE
18/05/2008 | 17:11
Séisme: trois jours de deuil national

Sauveteurs et rescapés du séisme en Chine (17 mai 2008)
© France 2
Le gouvernement a annoncé dimanche trois jours de deuil national pour les victimes du séisme, de lundi à mercredi
Trois minutes de silence seront observées et les sirènes retentiront dans tout le pays, lundi à 14H28, une semaine jour pour jour après la catastrophe.

Le séisme de magnitude 7,9 survenu lundi dans la province du Sichuan (sud-ouest), a fait officiellement plus de 32.000 morts, mais les autorités redoutent que le bilan ne dépasse les 50.000.
Une forte réplique dimanche du séisme dans le sud-ouest de la Chine a fait 3 morts. Cette réplique de magnitude 6 a frappé la ville de Jiangyou, dans la province dévastée du Sichuan. Elle complique le travail des sauveteurs et les recherches d'éventuels survivants, alors que six jours après le séisme de lundi, les chances de survie diminuent fortement.

Encore des survivants dégagés
Dimanche matin, les secouristes ont réussi à sauver un rescapé resté 139 heures sous des décombres. Samedi, ils avaient pu dégager au moins 63 personnes et rétablir les routes entre les deux districts du Sichuan les plus touchés par le séisme, ceux de Beichuan et Wenchuan.

Risques d'inondations
Les chances de retrouver encore des survivants s'amenuisent cependant d'heure en heure, d'autant que le Sichuan est aussi menacé par des risques d'inondations et de fortes pluies qui, selon les médias officiels, pourraient encore "aggraver la catastrophe".

Des averses qui se sont abattues sur des régions touchées par le tremblement de terre ont provoqué un torrent de boue qui a envahi une ville, a affirmé dans la nuit Chine nouvelle.

Près de 150.000 hommes mobilisés
L'armée a mobilisé près de 150.000 hommes pour organiser les secours, dégager les routes, parachuter des vivres et de l'eau. Des spécialistes japonais, russes, sud-coréens et singapouriens participent aux recherches, avec des chiens renifleurs.

Le président chinois Hu Jintao a exprimé sa gratitude aux pays étrangers et aux étrangers qui ont offert leur aide pour les victimes du séisme, a annoncé dimanche (heure locale) l'agence Chine nouvelle. "Au nom du Comité central du parti communiste de Chine , du Conseil d'Etat et de la Commission militaire centrale, j'adresse mes remerciements sincères aux gouvernements étrangers et aux amis étrangers qui ont contribué à nos opérations de secours (à la suite) du séisme", a déclaré le président Hu cité par l'agence.

Probablement plus de 50.000 morts
Les cadavres retrouvés sous les bâtiments effondrés se comptent désormais par milliers et le gouvernement a estimé que le bilan final pourrait dépasser les 50.000 morts.

Il a révisé à la hausse samedi le chiffre des morts confirmés, désormais de 28.881 pour l'ensemble des régions touchées lundi par le séisme de magnitude 7,9, sur une superficie grande comme trois fois la Belgique.

Le plus lourd tribut a été versé par la province du Sichuan où l'on a enregistré plus de 28.300 décès. Et ce bilan pourrait très vite s'alourdir, les autorités de Deyang estimant à 20.000 le nombre de morts dans cette seule ville du Sichuan. Parmi les quelque 198.000 blessés, 15.858 sont dans un état critique.

Eau polluée et cadavres en décomposition font craindre des épidémies
Plus de 4,8 millions de personnes sans abri ont dû être relogées à la hâte dans des installations de fortune, souvent dépourvues des conditions sanitaires élémentaires après la destruction des réseaux de distribution d'eau potable. Cette promiscuité, combinée à la présence de centaines de cadavres en décomposition et de millions de carcasses d'animaux pourrissant dans la chaleur humide, inquiète les autorités."Combattre les épidémies est la tâche la plus urgente et la plus importante qui nous attend maintenant", a déclaré samedi Wei Chao'an, vice-ministre de l'Agriculture lors d'une conférence de presse.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé dans un communiqué diffusé depuis son siège de Genève que "parer à des flambées de maladies transmissibles est désormais la question de santé publique cruciale à laquelle est confrontée la République populaire de Chine".

Les carcasses de 12,5 millions de volailles et de porcs constituent également un risque important de maladies, comme la grippe aviaire, l'encéphalite B et la rage.Dans les rues de Shifang, ville proche de l'épicentre, les soldats, les policiers et les sauveteurs portent un masque sur le visage, plus cependant pour lutter contre l'odeur des cadavres que pour se protéger d'éventuelles maladies, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La municipalité distribue des prospectus sur les risques d'épidémie, conseillant notamment de faire bouillir l'eau du robinet. "Il faut en priorité tenter de reloger les réfugiés, et garantir une eau potable afin d'empêcher les épidémies", a averti Feng Zijian, directeur du Centre de contrôle et de prévention des épidémies de Chine , sur le site internet China.com. "Il faut également sans tarder enterrer sur place les cadavres car les capacités de crémation ne sont pas suffisantes", a-t-il ajouté.

Toutefois, un expert de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a rappelé que les risques d'épidémie ne viennent pas des corps en décomposition, mais de l'eau polluée et de la promiscuité dans les centres d'accueil, avec un pic de danger entre 10 jours et un mois après une catastrophe.

Le ministre de la Construction, Jiang Weixin, a annoncé l'envoi de 48 purificateurs d'eau dans les zones les plus sinistrées, dont chacun peut traiter 30 à 50 tonnes d'eau par jour, pour 5.000 à 10.000 personnes. Le ministère va également tâcher d'acheminer au plus vite des toilettes mobiles.

Un autre danger menace les réfugiés dans la région de Qingchuan, au Sichuan. Plus de 2.000 personnes y ont été évacuées de crainte qu'un lac artificiel formé par des éboulis sur le cours d'une rivière ne déborde, provoquant une inondation sur 40 km de long.

Numéro vert pour les Français qui ont des proches en Chine
Un numéro vert, 0.800.174.174, a été ouvert pour les Français cherchant des informations sur des proches résidant dans la zone du tremblement de terre.