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09.05.2008

UN RENSEIGNEMENT SUR LA SéCU... QUI VA FRANCHEMENT VOUS DEPLAIRE...

J’attire votre attention sur une information que j’ai trouvée sur le site de Marianne.fr : LA SéCU FINANCE LES FONDS DE PENSION…

Comme chacun sait que la sécu n’a pas les moyens de faire des « fariboles » est-ce qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur le fait que notre sécu nationale risque de s’autodétruire purement et simplement, et de perdre sur les marchés financiers l’argent du contribuable… Et je vous le donne en mille : « qui va payer pour tout ça » ?

Vous et moi, c’est-à-dire qu’un beau matin il va falloir payer pour ce déficit là aussi !

Citer : « Comment la Sécu finance les fonds de pension anglo-saxons »

Les cliniques privées sont un marché hyper sûr… qui attire les fonds de pension anglo-saxons. D'où une inquiétude : et si les fonds en question se retiraient du jour au lendemain?




Et si les fonds de pension, après avoir misé sur la santé, se retiraient du jour au lendemain ? C'est une hypothèse d'école, car pour le moment, la rentabilité économique des cliniques ne cesse de croître, comme le révèle une enquête de la direction de la recherche, des études et des statistiques. Le taux de rendement des capitaux investis dans les cliniques a bondi de 10,8% en 2004 à 15,7% l'année suivante, soit un niveau de performance supérieur à celui des 250 plus grandes sociétés françaises (hors secteur financier). Quand on sait que le marché est entièrement solvabilisé par la sécurité sociale, qu'il est en croissance régulière, que la concurrence est quasi-inexistante sur le plan international et très maîtrisée à l'intérieur des frontières, on peut parler d'un filon en or.


Une note confidentielle de la Fédération hospitalière de France* alerte le gouvernement en ces termes:
«Dès lors que l'on considère que les cliniques privées constituent une composante à part entière de notre système de santé, les pouvoirs publics devraient, bien évidemment, veiller à maintenir une rentabilité satisfaisante du secteur pour maintenir un flux d'investissement. Mais ils devraient aussi veiller à ne pas constituer de rentes de situation pour les investisseurs de ce secteur, la situation de la sécurité sociale n'autorise pas de telles générosités».

Autrement dit, dés lors que la rentabilité à long terme des capitaux sans risques (emprunt d’état à 10 ans) s’échelonne à environ 4/4,5% par an, la prime de risque pour l’investisseur dans ce secteur avoisine les 11,5%. (Faites la différence)

Or il s’agit d’un secteur qui présente des risques bien plus faibles que les autres activités : le marché est solvabilisé par la sécurité sociale, il est globalement en croissance régulière, la concurrence internationale n’est pas un problème et la concurrence locale est fortement régulée par la planification hospitalière.





Un extrait de la note de la Fédération hospitalière de France sur la rentabilité des cliniques privées. La Sécu en mère nourricière des Fonds de pension anglo-saxons, il y a en effet de quoi s'inquiéter. Le maintien de tels niveaux de rendement ne risque-t-il pas, en captant l'investissement, de déstabiliser le secteur public ? Le problème, souligne la note de la Fédération hospitalière, c'est que la fixation des tarifs, toute administrative et budgétaire qu'elle est, est « inadaptée à la régulation d'un secteur qui obéit aux règles de l'économie de marché ». Le temps que notre administration accepte de prendre le problème dans l'autre sens, les fonds de pension seront probablement allés chercher des liquidités ailleurs, comme ils savent si bien le faire !


*Publiée dans un livre paru le 4 mai 2008 chez Fayard, « Ma Sécu. De la Libération à l'ère Sarkozy », d'Eric Merlen et Frédéric Ploquin
Jeudi 08 Mai 2008 - 07:40 Frédéric Ploquin Lu 4465 fois

Commentaires

Et au bout du compte, comme toujours, ce sont les malades qui payent !!!

Ecrit par : kiros | 13.05.2008

Oui au final, ce sont les malades qui sont pénalisés.

Ecrit par : Mirabelle | 13.05.2008