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20.04.2008

SUITE DU PRECEDENT SUR LA CRISE ECONOMIQUE OU 3e GUERRE MONDIALE...

CRISE ALIMENTAIRE

Autrefois, on pouvais encore se dire que la famine n’était pas pour nous, en Afrique… Tout le monde le savait, mais tant qu’on est pas concerné, comme on dit, tout va bien !

De nos jours, avec les progrès de l’information, à l’autre bout de la terre les hommes pensent que notre niveau de vie est supérieur à ce qu’il est réellement. Il y a l’image des marques qui nous joue des tours : les français sont vus comme des gens qui ne portent que des vêtements de luxe, qui ont des belles voitures et des écrans plats. Pourtant nous n’avons pas tous et loin sans faut, des intérieurs suréquipés de haute technologie. Nous sommes nombreux à vivre en HLM, et à ne pas boucler les fins de mois. Si nous nous plaignons de la cherté du coup de la vie cela est parfaitement exact, comme la dégradation de notre niveau de vie. Pourtant nous continuons à faire des envieux, et c’est ce qui explique le fort taux d’immigration !

Parfois je me demande si nous ne serions pas plus heureux avec moins d’argent et moins de sollicitations de toutes sortes. Ils peuvent bien essayer de nous bourrer le mou avec leurs histoires de pouvoir d’achat constant, ça ne trompe plus personne, ils ne veulent ni perdre la face ni convenir de la gravité des faits, car cela serait pour eux le moment de démissionner. Et ça, ça les emm*rderait beaucoup. Mais le fait est là… La crise économique est bel et bien mondiale, elle résulte de la politique économique suivie par les gouvernements capitalistes et c’est en raison du silence complice des pouvoirs publics, que je peux parler de troisième guerre mondiale !

Une guerre déclarée par les grandes multinationales et les places boursières, qui font feu de tout bois pour appauvrir le reste de la terre, exploitant et mettant en esclavage les plus pauvres avec leurs enfants !

Nos usines s’en vont à l’autre bout du monde… Là où les salariés corvent 15 heures par jour pour une misère, là où les enfants sont privés d’école pour ramasser le coton que les grandes marques bien introduites sur les places boursières utilisent dans les mêmes usines pour fabriquer les vêtements qui seront vendus hors de prix dans nos magasins.

Là où les pauvres gens sont bien contents de gagner 16 euros par mois, en payant 4 euros de loyer dans des huttes en terre sans hygiène…
Si ça n’est pas de l’exploitation ou de l’esclavage, dites-moi donc ce que c’est ? Il ne sert à rien de décréter que la nourriture des plus pauvres est un dossier prioritaire de la banque mondiale, et par ailleurs de continuer le lent noyautage de la pauvreté en sous-main. Alors, si en plus, vous leur enlevez le peu de riz qu’il leur reste parce que vous voulez en faire du bio-carburant pour nos voitures, je crois bien que ça va mal finir. C’est tout !

Partout le niveau des stocks alimentaires est au plus bas, car il y avait trop de surplus… Chaque fois que le profit s’en mêle cela conduit invariablement à la misère et à la surexploitation des êtres humains les plus faibles. Quand est-ce que les hommes qui nous gouvernent deviendront responsables ? Quand est-ce qu’il arrêteront de se raccrocher les uns aux autres pour se protéger et protéger leurs bénéfices respectifs ? C’est la question que je vous pose car :

TROP c’est TROP

DOSSIER A SUIVRE !

15/04/2008 | 21:46 par Véronique le JEUNE

La faim dans le monde, une bombe prête à exploser

Le prix du riz, base alimentaire des populations pauvres, a grimpé de 75% en deux mois
© F3
Face à la montée des prix des denrées de base et à la colère des plus pauvres, l'heure est à l'urgence
Le week-end des 12 et 13 avril a marqué la prise de conscience de la communauté internationale d'une situation dramatique menaçant pas moins de 100 millions de personnes dans 37 pays. Les institutions multilatérales ont lancé un vibrant appel en faveur d'une aide d'urgence aux pays les plus pauvres qui devra sans faute se concrétiser rapidement.



Les "émeutiers de la faim" sont les plus pauvres
"Nous devons mettre de la nourriture dans les bouches qui ont faim. C'est aussi abrupt que cela", a déclaré sans fioritures Robert Zoellick, le patron de la Banque mondiale. Pas de doute, le dossier est prioritaire.
La FAO, département de l'ONU dédié à l'agriculture et à l'alimentation, parle de "la crise alimentaire la plus grave depuis quinze ans" et prévoit une hausse de 56% de la facture céréalière pour les pays pauvres cette année, malgré une hausse de la production mondiale estimée à 2,8% pour 2008.

Le prix moyen d'un repas a augmenté de 40% en un an. Le blé, le riz, l'huile, le maïs, le soja, le colza, toutes ces denrées sont aujourd'hui tellement chères que ceux qui vivaient déjà avec 1 ou 2 dollars par jour, ne peuvent plus désormais faire qu'un seul repas quotidien. Ceux-là n'ont rien à perdre, puisqu'ils ont si peu, à manifester dans les rues pour réclamer à manger avec violence. Leur révolte risque de mettre en danger la paix et la sécurité d'Etats souvent fragiles. C'est le cas en Haïti par exemple où, faute d'avoir su apaiser la colère des manifestants par l'annonce de mesures concrètes, le premier ministre a dû démissionner.

Dominique Strauss-Kahn, le récent directeur général du Fonds monétaire international, imagine le pire : "Les prix de l'alimentation, s'ils continuent comme ils le font maintenant, (...) les conséquences seront terribles. (...) Comme nous l'avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre".



Pourquoi une crise alimentaire aujourd'hui ?

Avec la forte hausse depuis plusieurs mois du coût des matières premières agricoles et leur répercussion sur le prix des denrées, les experts mondiaux avaient certes prévu des tensions, mais pas si amples et pas si rapidement. Résultat : la communauté internationale semble prise de court.

Depuis l'an 2000, l'ONU s'attelait avec ténacité à son travail de réduction de moitié de la pauvreté dans le monde d'ici à 2013, dans le cadre des "Objectifs du millénaire". Et voilà qu'en quelques semaines, ce patient labeur a littéralement disparu sous le spectre d'une famine à très grande échelle.

La faute à qui, la faute à quoi ? Plusieurs facteurs, se conjuguant parfois, expliquent l'explosion des tarifs des denrées de base.

- D'abord la hausse à grande vitesse du niveau de vie et de la démographie des pays émergents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil où la consommation monte en flèche. Les habitants qui, récemment encore, se contentaient de peu, veulent maintenant de la viande et des produits laitiers. Conséquence : afin de nourrir le bétail, la demande de céréales augmente dans des proportions si gigantesques, que l'offre traditionnelle est loin de pouvoir la satisfaire. Pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales.
En 20 ans, a constaté la FAO, la consommation annuelle de viande par habitant en Chine est passée de 20 kilos à 50.
Le niveau des stocks alimentaires mondiaux est d'ailleurs au plus bas depuis 25 ans en raison d'un sous-investissement délibéré et d'une lutte contre les surplus.

- Autre explication à la situation actuelle : le dérèglement climatique. Le réchauffement de la planète provoque sécheresse et tempêtes qui pèsent sur les récoltes.
En 2007, la production de céréales de l'Australie, grand pays exportateur de denrées alimentaires, a chuté de plus de 50% à cause de la sécheresse qui frappe le pays depuis huit ans. D'autres grands Etats agricoles comme les Etats-Unis, l'Ukraine, le Brésil ou la Turquie ont souffert eux aussi de sécheresses exceptionnelles qui ont réduit leur production. Or, selon les experts climatiques, ces phénomènes vont devenir de plus en plus fréquents, longs et sévères.
Quant à la menace de désertification, elle ne pèse pas seulement sur l'Afrique mais aussi sur l'Europe. Un tiers de l'Espagne est déjà en voie de désertification.

- Les biocarburants, séduisante alternative au pétrole pollueur, détournent du marché alimentaire des hectares de terre arable. Selon la FAO, 100 millions de tonnes de céréales sont utilisées chaque année pour fabriquer de l'éthanol ou du biodiesel. Une tendance qui explique, pour une bonne part, l'offre faible de produits alimentaires, la forte demande des mêmes produits et donc, la hausse des prix. Le moins que l'on puisse noter est bien l'effet pervers - peu annoncé - d'un choix de cultures censées faire du bien à l'humanité.

- Enfin, parmi les explications évoquées, il y a aussi le fait que le riz ou le blé ne sont plus seulement des produits agricoles mais des produits financiers tout court. La crise des subprime a orienté les spéculateurs vers des valeurs refuges.
A Chicago, au cours des trois premiers mois de l'année, le volume d'échange de contrats portant sur des denrées alimentaires a grimpé de 20% pour atteindre près d'un million par jour.



Quels remèdes possibles ?
Privilégier l'aide d'urgence
Le président américain George W. Bush a ordonné lundi le déblocage d'environ 200 millions de dollars d'aide d'urgence pour faire face à la crise alimentaire qui frappe durement certains pays, en particulier en Afrique. "Cette aide alimentaire supplémentaire permettra de faire face à l'impact de la hausse des prix des denrées sur les programmes américains d'aide alimentaire d'urgence, et pourra servir à répondre aux besoins imprévus d'aide alimentaire en Afrique et ailleurs", a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.

En répondant aussi vite à l'appel lancé par la Banque mondiale, les Etats-Unis ont voulu montrer qu'ils s'engageaient sans tarder dans une action concrète. La première urgence est en effet de renflouer le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM), dont le déficit de financement atteint 500 millions de dollars, comme le souligne la Banque mondiale qui s'engage par ailleurs à doubler le volume de son prêt en Afrique subsaharienne pour accroître la productivité.
Robert Zoellick lance aussi l'idée que les fonds souverains pourraient consacrer 30 milliards de dollars, soit 1% de leur actif de 3.000 milliards de dollars, aux investissements en Afrique.

Néanmoins, la Banque mondiale a averti que l'inflation alimentaire n'est pas un phénomène temporaire et que les cours devraient rester supérieurs à ceux de 2004 jusqu'en 2015.

Augmenter l'offre agricole
La demande explose mais beaucoup de pays sont bien en peine d'y répondre puisque les cultures vivrières ont petit à petit cédé le terrain à une agriculture non nourricière. Cette tendance s'est étendue jusqu'en Afrique subsaharienne, obligée aujourd'hui d'importer des produits de base à des prix exorbitants. Le remède aujourd'hui serait d'investir à tout-va dans les infrastructures agricoles souvent désuètes des pays émergents.
La Banque mondiale fonde l'espoir que l'actuelle envolée des cours encourage gouvernements et industriels à réinvestir dans l'agriculture, parès l'avoir délaissée.
Au FMI, on ne cache pas que le potentiel de production ne manque pas en Afrique, notamment.

Mieux utiliser les ressources en eau
L'eau, ressource précieuse elle aussi en voie de pénurie, doit bénéficier d'une meilleure gestion. L'agriculture pompe à elle seule 70% de l'eau douce disponible sur terre. Il est donc capital de réglementer l'irrigation, de lutter contre l'érosion et de mieux adapter les cultures aux climats.



FAMINE
16/04/2008 | 12:08

Corée du Nord: une "tragédie" redoutée

La pénurie alimentaire s'aggrave en Corée du Nord, a prévenu mercredi le Programme alimentaire mondial de l'Onu (PAM)
"La situation alimentaire est clairement très mauvaise et empire", selon Tony Banbury, directeur du PAM pour l'Asie. "Il est de plus en plus probable qu'une assistance extérieure sera nécessaire pour parer à une grave tragédie."

Selon le PAM, 6,5 millions (sur 23 millions) de Nord-Coréens ne mangent pas à leur faim, un chiffre qui pourrait croître.
Selon l'Onu, 37% des enfants nord-coréens souffrent de malnutrition chronique et un tiers des mères sont anémiques. Le PAM a réduit au minimum ses opérations d'urgence depuis 2006 à la demande de Pyongyang. Selon l'agence onusienne, les prix des denrées de base dans la capitale Pyongyang ont atteint leur plus haut niveau depuis 2004.

Un kilo de riz représente un tiers du salaire mensuel moyen d'un travailleur. Tous ces éléments font craindre que le pays communiste, l'un des plus isolé du monde, ne "souffre encore davantage et soit en proie à une plus vaste famine cette année", a prévenu dans un communiqué Jean-Pierre de Margerie, responsable du PAM pour la Corée du Nord, basé à Pyongyang.

Pour l'année 2008, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a estimé que la Corée du Nord serait confrontée à une pénurie céréalière représentant un manque de 1,66 million de tonnes en raison des inondations de l'été dernier. Les récoltes de riz ont été réduites de 25% et celles de maïs de 33%.

La Corée du Sud, principal pourvoyeur d'aide à la Corée communiste avec la Chine, a affirmé en février qu'une partie des livraisons de riz consenties par Séoul et destinées à la population civile étaient attribuées à du personnel militaire.

Dans le milieu des années 1990, déjà, une famine avait frappé la Corée du Nord causant, selon des organisations humanitaires, la mort de 2 millions de personnes.