19.03.2008
BOYCOTT DES J.O LE DROIT DE MANIFESTER ET DE RESTER DEBOUT !
BOYCOTT DE LA FRANCE AUX JO ? JE SUIS POUR
Comment peut-on mettre sur le plateau d’une balance les êtres humains massacrés, et de l’autre faire comme si de rien n’était et aller aux JO !
C’est un scandale auquel il nous faut mettre un terme. Les droits de l’homme ont bien été signés pour ça NICOLAS, il me semble bien… NON ?
Sans quoi cela veut dire que les pays « modernes (développés) », se foutent bien des droits de l’homme et ne pensent que « fric ». Quelquefois l’argent a une odeur… IL PUE !
J’ai écouté les galurins hier soir à la télé : en particulier le Sinistre des affaires étrangères, ils ne se rappellent plus qu’ils ont défendu des valeurs à un autre moment de leur vie, ceux là… Et quand au Sinistre en chef de la Chine… s’en prendre au Dalaï-lama qui est l’homme le plus pacifique que je connaisse, pour l’accuser de terrorisme… Y’a de l’abus tout de même !!!
Selon que l’on regarde la réalité ou le bizness l’odeur n’est pas la même, et nous avons les yeux fixés sur les responsables politiques donneurs de leçons qui sont incapables de se les appliquer… CE BILLET EST UNE MANIFESTATION PACIFIQUE (copier/coller/affichez)
Petite citation du jour : L’ARGENT QU’ON POSSEDE EST L’INSTRUMENT DE LA LIBERTE, CELUI QU’ON POURCHASSE EST CELUI DE LA SERVITUDE ; JEAN-JACQUES ROUSSEAU (LES CONFESSIONS)
Et une autre pour la route : « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ! Paroles vaines, funestes même, depuis qu’elles sont devenues politiques ; car la politique en a fait trois mensonges. Louis VEUILLOT (Les libres penseurs)
PROCHAIN BILLET : LA CONSOMMATION EN GRANDES SURFACES
ASIE
18/03/2008 | 14:51
Tibet: le Dalaï-lama répond à Pékin
Le Dalaï-lama à Dharamsala (nord de l'Inde) le 16 mars 2008
© AFP - Manan Vatsyayana
Le Dalaï-lama a déclaré mardi qu'il n'avait "pas de prise" sur les violences qui ont secoué le Tibet
Le chef spirituel tibétain, qui vit en exil à Dharamsala (nord de l'Inde), répondait ainsi au Premier ministre chinois.
"Nous avons les preuves, et les faits sont avérés que ces incidents ont été fomentés et organisés par la clique du Dalaï-lama", avait affirmé mardi Wen Jiabao, sans plus de précisions.
Suisse: manifestation devant le CIO
Un millier de personnes ont manifesté mardi devant le siège du Comité International Olympique (CIO) à Lausanne pour dénoncer la répression chinoise au Tibet.
Mené par des moines bouddhistes en robes traditionnelles rouge foncé, le cortège, très paisible, était escorté par des policiers. Les manifestants agitaient des drapeaux tibétains et portaient des banderoles, sur lesquelles on pouvait lire notamment : "Arrêtez les meurtres au Tibet !".
Jacque Rogge, président du CIO, resté très prudent face à la situation au Tibet a également été interpellé: "M. Rogge, votre silence tue les Tibétains", accusait une autre banderole.
Le CIO a été critiqué pour sa prudence face aux événements au Tibet, pendant que les voix se multiplient pour demander un boycottage par les responsables politiques de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques d'été à Pékin (8-24 août).
Dans un communiqué publié lundi, le CIO a émis le souhait que le flamme olympique qui devait traverser le Tibet en juin, deux mois avant les JO, "poursuive sa route comme prévu", appelant "de ses vœux une solution pacifique aux tensions des derniers jours au Tibet".
Le Dalaï-lama "prêt à démissionner"
Le Dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains qui vit en exil à Dharamsala, au nord de l'Inde, s'est aussi dit prêt à démissionner lors d'une conférence de presse : "Si les choses échappent à tout contrôle, alors la seule solution pour moi sera de démissionner". Interrogé par Reuters sur ces propos, le chef du gouvernement tibétain en exil, Samdhong Rimpoche, a précisé que le Dalaï-lama conserverait son titre mais "ne serait plus en mesure de conduire le peuple tibétain si ce dernier était incapable de mener un combat non-violent".
Le Dalaï-lama a invité les autorités chinoises à venir le rencontrer en Inde pour enquêter sur les accusations selon lesquelles il serait derrière les violences au Tibet. "Venez ici, s'il vous plaît enquêtez sur les faits. Les Chinois peuvent venir et tout inspecter", a ajouté le chef religieux. Tibétains et Chinois à vivre "côte à côte", réaffirmant que la question de l'indépendance n'était "pas à l'ordre du jour".
"Ne commettez pas de violences, c'est mal. La violence est contraire à la nature humaine. La violence est presque un suicide. Même si un millier de Tibétains sacrifiaient leur vie, cela n'y ferait rien", a-t-il déclaré. "Si les passions des deux côtés s'apaisent, nous pourrons travailler", a-t-il encore dit. Le Dalaï-lama a renoncé à revendiquer l'indépendance du Tibet et adopté une approche dite de la "voie moyenne", consistant à réclamer une simple autonomie culturelle pour son pays.
Le bilan de la répression selon les Tibétains en exil
Au moins une centaine de personnes ont été tuées dans les violences, selon le Parlement des Tibétains en exil en Inde, qui annonce en outre 19 morts pour la seule journée de mardi. Des chiffres invérifiables beaucoup plus élevés que ceux fournis par les autorités chinoises qui ont parlé lundi de 13 tués au total et se sont défendues d'avoir réprimé les émeutes dans le sang. Le Parlement des Tibétains en exil affirme avoir établi "un comité d'informations et de surveillance" au Tibet destiné à rassembler les informations venant de la région autonome chinoise, où les journalistes étrangers ne peuvent pas travailler librement.
Le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, Samdhong Rinpoché, a admis qu'il était "très difficile d'obtenir des chiffres précis". "Mais je pense que le bilan est proche du chiffre de 100 morts", a-t-il dit, depuis les manifestations qui ont débuté le 10 mars, à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement antichinois de Lhassa.
Le Parlement tibétain en exil est une assemblée basée à Dharamsala, dans les montagnes du nord de l'Inde. Le chef spirituel des Tibétains, le Dalaï-lama, y a trouvé refuge en 1959 après un soulèvement raté contre la présence chinoise à Lhassa. Formé en 1962, le Parlement est un organe consultatif qui élit depuis 1990 le gouvernement en exil.
La situation à Lhassa
Lundi, les informations étaient rares en provenance de Lhassa, la capitale du Tibet bouclée par l'armée depuis dimanche afin d'éviter que se reproduisent des émeutes comme celles de vendredi, les plus graves au Tibet depuis 1989. Lhassa est interdite aux journalistes étrangers non pourvus d'un sauf-conduit et inaccessible désormais aux touristes.
Lundi, les forces de l'ordre ratissaient le cœur historique de Lhassa, théâtre des émeutes, selon des témoins. Les autorités répètent que le calme est revenu mais "déconseillent" aux touristes étrangers et à la presse de se rendre au Tibet pour raisons de "sécurité". (Voir aussi sur Rue 89 le témoignage d'un touriste français.)
Les manifestations s'étendent hors du Tibet
Au Népal, au moins 59 Tibétains en exil qui protestaient contre la répression de manifestations au Tibet ont été arrêtés lundi à Katmandou par la police népalaise, qui a dispersé deux manifestations à proximité de bâtiments de l'Onu.
En Chine, les manifestations en faveur du Tibet ont gagné Pékin pour la première fois lundi sous la forme d'une veillée de protestation organisée par plusieurs dizaines d'étudiants devant une université de la capitale. La manifestation a été dispersée quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum qui donne jusqu'à lundi minuit aux meneurs des manifestations de la semaine dernière pour se livrer à la police sous peine de s'exposer à des sanctions sévères.
¨Par ailleurs, 200 manifestants tibétains ont lancé des cocktails Molotov et incendié un commissariat de police, un marché et des habitations du comté d'Aba, dans le Sichuan, province chinoise voisine du Tibet, l'une des quatre qui comptent une importante minorité tibétaine.
Boycott des JO : la France est contre
Rama Yade, la secrétaire d'Etat française chargée des Droits de l'homme, a estimé qu'un boycott des JO d'été ne permettrait en rien de régler la situation au Tibet. "La France n'est pas favorable au boycott, cela peut permettre de se donner bonne conscience mais à partir du moment où la communauté internationale a accordé à la Chine l'organisation des Jeux olympiques autant aller jusqu'au bout", a-t-elle dit au micro d'Europe 1 mardi. "Un boycott ne permettra pas de régler le problème du Tibet ni la question des droits de l'homme en Chine", a-t-elle ajouté. Elle a toutefois émis le souhait que la Chine "prenne conscience que ces JO sont importants pour son image dans le monde et prenne des initiatives". (NDA : le perroquet de Nicolas a parlé au nom de tous les industriels qui visent les contrats juteux avec la chine… Elle a oublié d’où elle vient, problème de mémoire !!!)
Le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, a demandé aux chefs d'Etat de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, afin de protester contre les violations des droits de l'Homme en Chine et la violente répression au Tibet , mardi sur France Info. "Ce que je demande à (Nicolas Sarkozy), comme à tous les chefs d'Etat et de gouvernement, c'est de boycotter la cérémonie d'ouverture", a indiqué le responsable de Reporters sans frontières.
L'organisation américaine Human Rights Watch (HRW) a appelé mardi les dirigeants de la planète à réfléchir à deux fois avant d'aller à Pékin pour les Jeux olympiques au vu de la situation au Tibet, écartant toutefois tout boycott sportif de l'événement. "C'est une chose de ne pas souhaiter un boycott des JO par les athlètes" mais les représentants des gouvernements étrangers "doivent exiger une amélioration (des autorités chinoises) avant de s'engager à venir aux Jeux", a déclaré Kenneth Roth, le chef de HRW lors d'une conférence de presse à Tokyo.
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