09.05.2008

UN RENSEIGNEMENT SUR LA SéCU... QUI VA FRANCHEMENT VOUS DEPLAIRE...

J’attire votre attention sur une information que j’ai trouvée sur le site de Marianne.fr : LA SéCU FINANCE LES FONDS DE PENSION…

Comme chacun sait que la sécu n’a pas les moyens de faire des « fariboles » est-ce qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur le fait que notre sécu nationale risque de s’autodétruire purement et simplement, et de perdre sur les marchés financiers l’argent du contribuable… Et je vous le donne en mille : « qui va payer pour tout ça » ?

Vous et moi, c’est-à-dire qu’un beau matin il va falloir payer pour ce déficit là aussi !

Citer : « Comment la Sécu finance les fonds de pension anglo-saxons »

Les cliniques privées sont un marché hyper sûr… qui attire les fonds de pension anglo-saxons. D'où une inquiétude : et si les fonds en question se retiraient du jour au lendemain?




Et si les fonds de pension, après avoir misé sur la santé, se retiraient du jour au lendemain ? C'est une hypothèse d'école, car pour le moment, la rentabilité économique des cliniques ne cesse de croître, comme le révèle une enquête de la direction de la recherche, des études et des statistiques. Le taux de rendement des capitaux investis dans les cliniques a bondi de 10,8% en 2004 à 15,7% l'année suivante, soit un niveau de performance supérieur à celui des 250 plus grandes sociétés françaises (hors secteur financier). Quand on sait que le marché est entièrement solvabilisé par la sécurité sociale, qu'il est en croissance régulière, que la concurrence est quasi-inexistante sur le plan international et très maîtrisée à l'intérieur des frontières, on peut parler d'un filon en or.


Une note confidentielle de la Fédération hospitalière de France* alerte le gouvernement en ces termes:
«Dès lors que l'on considère que les cliniques privées constituent une composante à part entière de notre système de santé, les pouvoirs publics devraient, bien évidemment, veiller à maintenir une rentabilité satisfaisante du secteur pour maintenir un flux d'investissement. Mais ils devraient aussi veiller à ne pas constituer de rentes de situation pour les investisseurs de ce secteur, la situation de la sécurité sociale n'autorise pas de telles générosités».

Autrement dit, dés lors que la rentabilité à long terme des capitaux sans risques (emprunt d’état à 10 ans) s’échelonne à environ 4/4,5% par an, la prime de risque pour l’investisseur dans ce secteur avoisine les 11,5%. (Faites la différence)

Or il s’agit d’un secteur qui présente des risques bien plus faibles que les autres activités : le marché est solvabilisé par la sécurité sociale, il est globalement en croissance régulière, la concurrence internationale n’est pas un problème et la concurrence locale est fortement régulée par la planification hospitalière.





Un extrait de la note de la Fédération hospitalière de France sur la rentabilité des cliniques privées. La Sécu en mère nourricière des Fonds de pension anglo-saxons, il y a en effet de quoi s'inquiéter. Le maintien de tels niveaux de rendement ne risque-t-il pas, en captant l'investissement, de déstabiliser le secteur public ? Le problème, souligne la note de la Fédération hospitalière, c'est que la fixation des tarifs, toute administrative et budgétaire qu'elle est, est « inadaptée à la régulation d'un secteur qui obéit aux règles de l'économie de marché ». Le temps que notre administration accepte de prendre le problème dans l'autre sens, les fonds de pension seront probablement allés chercher des liquidités ailleurs, comme ils savent si bien le faire !


*Publiée dans un livre paru le 4 mai 2008 chez Fayard, « Ma Sécu. De la Libération à l'ère Sarkozy », d'Eric Merlen et Frédéric Ploquin
Jeudi 08 Mai 2008 - 07:40 Frédéric Ploquin Lu 4465 fois

06.05.2008

TOUJOURS GUERRE ECONOMIQUE MONDIALE... PAS DE RELAIS ?

PLUS LE MONDE SE MONDIALISE… PLUS LA TERRE SE TERRORISE ! (Claude FRISONI)

Je commence par cette citation car elle correspond au message que j’essaie de faire passer en ce moment, c’est-à-dire que nous sommes entrés de plein pied dans la troisième guerre mondiale…

Définition de la guerre :
Guerre
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.




Pour le premier dictionnaire de l'Académie française (1635, par Richelieu), la guerre est une « querelle » ou un «un différend entre deux Princes, entre deux États Souverains, qui se poursuit par la voie des armes».
La guerre est un conflit armé, opposant au moins deux groupes sociaux organisés. Elle se traduit ainsi par des combats armés, plus ou moins dévastateurs, et implique directement ou indirectement des tiers. Elle qualifie donc tous les conflits, ayant pour principales caractéristiques, la force physique, les armes, la tactique, la stratégie ou la mort de certains de ses participants (soldats, membres des MLN, résistants, Franc-Tireur etc.) ou de tiers (civils, employés et membres des associations d' aide humanitaire, etc.).

Le sens commun veut que la guerre soit aussi vieille que l'humanité.
Certains estiment que chez l'Humain, la guerre est une forme extrême de communication, un « commerce » dans sa signification profonde ou exacte de mise en commun, de partage et d'échange (ici d'agressivité), dans la relation entre crise et conflit, la guerre économique pouvant alors, sous une apparence plus socialement et éthiquement acceptable, satisfaire d'autres appétits de pouvoirs que ceux qui animaient les auteurs des guerres ethniques, de religions, de classe, etc. Les armes des nouveaux conflits seraient alors la capacité à trouver et manipuler l'argent, l'influence et l'information.

Dans le contexte du droit international les belligérants remplacent souvent le terme guerre par conflit armé, grande opération de police, lutte contre le terrorisme, pacification, etc.
Toutes les guerres laissent des séquelles, socio psychologiques, économiques et environnementales qui souvent constituent le germe ou le ferment d'une prochaine guerre, produisant un cercle vicieux entretenu par la haine, le non respect, la peur de l'autre ou de l'avenir, et la difficulté à négocier.


En « monétisant à outrance tous les biens indispensables de l’être humain, tels que le logement, l’énergie (quelque elles soient), la nourriture, l’eau. Et si pour avoir une vie descente le travail ne suffit plus, que d’autres (les spéculateurs minables qui « jouent » avec nos biens les plus essentiels pour que nous ne puissions pas nous en sortir) nous esclavagisent sur toute la surface de la terre pour faire grossir leurs fortunes personnelles… Alors oui, il s ‘agit bien d’une guerre économique mondiale dont nous sommes les victimes innocentes. Certes on ne nous brûlera pas dans des fours, mais ça n’est pas une raison pour que nous taisions les faits !

Nous sommes bel et bien en guerre pour notre survie !!!

BRUT
29/04/2008 | 22:08

Les prix de l'essence battent de nouveaux records

Les prix du gazole, de l'essence et du fioul domestique ont atteint la semaine dernière de nouveaux records en France
Dans le sillage de ceux du pétrole brut, selon des chiffres de l'Union française de l'industrie pétrolière, le litre de sans plomb 95 s'est établi à 1,4017 euro contre 1,3829 euro une semaine avant.

Le litre de gazole a atteint 1,3162 euro, contre 1,3025 euro, et le litre de fioul domestique s'est établi à 0,8702, contre 0,8569 euro.
Ces prix correspondent à des moyennes hebdomadaires, mais ils peuvent être beaucoup plus élevés et varier d'un jour à l'autre ou d'une station-service à l'autre. Ainsi l'essence atteignait mardi 1,61 euro le litre et le gazole 1,55 euro dans une station-service du XVIIe arrondissement à Paris, selon le site du ministère de l'Économie qui recense les prix pratiqués à la pompe.

Les cours du pétrole brut sur les marchés internationaux se sont propulsés la semaine dernière et en début de semaine à de nouveaux sommets, proche des 120 dollars le baril. Ils se sont un peu repliés mardi à Londres.

Cette hausse des prix des carburants risque d'alimenter l'inflation en France, qui a déjà explosé en mars (+3,2%). Le mois dernier, les prix des combustibles liquides, dont le fioul domestique, ont déjà bondi de 38%.

29/04/2008 | 17:16

FMI: La réforme des pouvoirs avance

Dominique Strauss-Kahn
© France2
Le projet de réforme des pouvoirs au FMI a été adopté mardi à 92, 93% par 185 États membres
Le premier projet du directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, est censé donner plus de pouvoirs aux pays émergents.

Il s'agit du transfert d'un bloc de droits de vote fixé à 2,7 points de pourcentage des pays du Nord (57,9%) vers les pays du sud (42,1%)
Cette redistribution des cartes, qui a vocation à être réactualisée tous les cinq ans, avantage les pays en forte croissance, comme la Chine, la Corée, l'Inde, le Brésil et le Mexique. Les principaux perdant de ce rééquilibrage sont, dans l'ordre, la Grande-Bretagne, la France, l'Arabie Saoudite, le Canada et la Russie.

"J'interprète ce résultat comme le début de la nouvelle légitimité du Fonds", a commenté Dominique Strauss-Kahn, cité dans un communiqué.

Assortie à la vente de 400 tonnes d'or et la suppression de 380 emplois, la nouvelle équation règle l'essentiel d'une réforme engagée pour réduire le contrôle de l'institution par les pays riches et la sortir du déficit.

Adoptée une première fois fin mars par le conseil d'administration du Fonds, puis endossée par l'assemblée semestrielle de l'institution mi-avril, cette réforme doit encore être approuvée par les parlements respectifs de "la plupart" des États membres, a précisé le haut responsable.

Aucun calendrier n'a été fourni pour cette dernière étape.

"C'est une question de priorités intérieures pour un certain nombre de pays", a-t-il simplement indiqué.

MIRABELLE : Personnellement ça n’est pas une chose faite pour me rassurer. C’est comme transférer des compétences pour la fabrication des Airbus où des centrales nucléaires… Par contre je peux lire tout comme vous, que le FMI est en déficit, tout comme notre économie… Le capitalisme aurait-il ses limites ?

04.05.2008

ALLEZ UN P'TIT COUP DE COLERE...

Ça y’est, chuis en colère…

Je vous prends à témoin de mes malheurs. Ce matin je vais chez une copine (ouais j’habite pas LOL), et je trouve une indication pour un site d’images. Me v’la partie sur Google, (oui je sais toujours lui…) pour chercher des images sympa pour mes billets.

D’abord, j’ai pas trouvé de suite parce que je n’avais pas le bon lien, juste le « nom.com », alors va chercher toi ! (Au fait il fallait cliquer lol)

Je clique sur un lien, puis sur un autre , et encore un autre, toujours chou blanc (et même pas en image…le chou !). Finalement, après un clic de trop, v’la ti pas que j’prends une claque, si si j’vous dis. Un site comme on dit poétiquement avec des images à « caractère » pornographique ! Pour des images j’étais servie, et pour le caractère ça reste à voir.

Ce qui me choque dans l’affaire, c’est qu’aucun avertissement ne s’est inscrit sur mon écran, comme quoi derrière il y avait des « fariboles ». Imaginez que je sois un enfant de huit ou dix ans, et que je clique sur ce lien en m’amusant sur l’ordinateur de mes parents… Hé bé, je pouvais regarder toutes ces images en libre accès.

1/ Je me pose une question à laquelle vous allez peut-être pouvoir répondre : « Comment faire pour signaler ce genre d’abus et à qui » ?

2/ Pourquoi les sites qui diffusent ce genre d’images ne sont pas payants ? Cela permettrait de remplacer une partie de l’argent de la pub à la télé (qui va être supprimée, ou tout autre projet utile…), et pour le moins aurait le mérite d’en limiter l’accès aux possesseurs de carte bancaire ?

Voyez-vous la liberté sexuelle a ouvert aussi ce genre de dérives, de même que la violence faite aux femmes. Avant la sexualité était moins accessible et le mariage en était la porte officielle. Je sais bien que « c’était trop », mais aujourd’hui je me pose la question de savoir si « c’est assez » !

Quelques réflexions au hasard :

On a créé les cours éducation sexuelle à l’école parce qu’il y avait des grossesses non désirées chez les jeunes filles. Y a-t-il moins de grossesses non désirées chez les jeunes filles ? Il semble bien que non !

Ces cours étaient sensés promouvoir l’utilisation du préservatif pour que les jeunes se protègent du sida. Le nombre des séropositifs a-t-il baissé ? Il semble bien que non !

A quoi servent donc ses cours ? Est-ce un alibi du gouvernement pour dire qu’il fait quelque chose ?

Au lieu de vanter à l’excès la sexualité précoce chez les ados, ne serait-il pas judicieux de se demander si le rôle des hormones dans cette précocité est suffisamment expliqué à nos ados. Sont-ils bien conscients que la marge de manœuvre qu‘il leur reste est fort mince. J’ai constaté par mes lectures que les enseignants remarquent sur le terrain que « l’attention » des ados est clairement perturbée par les relations amoureuses. Hors, la sexualité précoce est prétendue « normale » par toute un fange de la population, parents compris.

Les journaux féminins regorgent d’articles sur le sexe, dont les ados sont régulièrement sujets. Le dernier article dans Elle : « Ados, quand ils parlent de sexe », m’a particulièrement interpellée car aux questions de la psychologue les garçons et les filles donnaient des réponses radicalement opposées… Je n’ai pas trouvé le dit article en ligne, mais je vous laisse le lien pour que vous puissiez constater par vous-mêmes la place de la prose sexuelle qui est devenue un argument de vente traditionnel. Car le sexe fait vendre, et donc bon an mal an, les publications sont identiquement sexualisées sur les 52 semaines. Le reste étant plus prosaïquement la mode, le maquillage ou de la pub. Beaucoup de bourrage de crâne donc, et fort peu de fond. Malheureusement. Vont pas être contents mais tant pis, c’est la réalité !

http://www.elle.fr/elle/love-sexe

Ensuite j’ai cherché les données concernant la sexualité des ados. J’ai trouvé ceci, un peu long, j’ai pas tout lu et j’y retournerai car il semble bien que le sujet ai été étudié en profondeur.

http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/education/nouvelle-education-sexuelle-adolescents.htm

La sexualité est-elle abordée, ou plutôt est-elle comme j’ai pu le voir « suggérée » indirectement. En fait l’éducation sexuelle sert à quoi exactement ?

Et enfin pour finir pour aujourd’hui et pour faire cogiter un peu ceux qui « défendent » la liberté sexuelle des femmes et des adolescentes :

« La libération sexuelle, prétendu héritage de 68, a-t-elle servi la cause des femmes ou celle des garçons » ???

A l’heure actuelle, il suffit qu’une fille se promène en ville pour qu’un guignol s’arrête à sa hauteur et lui dise : « Tu baises » ? Sans plus de préambule…

Ça se passe comme ça à Montpellier ! Qu’est-ce vous croyez qu’ils y gagnent ?

Et vos filles à vous, elles vous en disent quoi, de la drague quand elles sortent se promener ?

Elles vont dans quelles boites « pour avoir la paix » ?

Et « la paix » est-ce qu’elles la trouvent ?

J’vous laisse méditer… A pluche !

01.05.2008

IL NOUS FAUT UNE VRAIE EPREUVE DE FORCE SYNDICALISTE...

IL FAUT SE BATTRE CONTRE CE SYNDICALISME ANTI-SOCIAL ET ANTI PROGRES…

Frères syndicalistes, je m’adresse à vous car en ce moment les organisations syndicales font du tapis roulant devant l’Élysée. Chacun de nous sait que les dirigeants syndicaux sont des fonctionnaires payés par l’état :
François Chérèque : Hôpitaux !
Bernard Thibault : SNCF !
Gérard Aschiéri : Enseignement !
Annick Coupé : PTT !
Sans compter les autres… Le gouvernement « TIENS » les syndicats !

Alors voilà pourquoi TOUS les mouvements de grève concernent les salariés de la fonction publique. Je l’avais lu dans un site, j’ai vérifié et c’est VRAI…

Ce qui me choque aujourd'hui, c'est qu'il y a moyen de faire plier à la fois le gouvernement et le grand capital... Et que se passe-t-il, voyez-vous les organisations syndicales organiser un big blocage de tous le pays, tous les salariés dans la rue le même jour ?

Non absolument pas ? Aujourd'hui 1er Mai, il fallait lancer un mot d'ordre de grève général et les français auraient vu que les syndicats avaient la rage de vaincre. Au lieu de quoi, on s'achemine vers des mouvements en ordre dispersés, avec des dates différentes pour des revendications différentes... Comme d'habitude le gouvernement va rigoler ! Et nous ? Et bien nous allons casquer comme d’habitude…

Dans le passé, en particulier en Mai 68, les grands mouvements sociaux sont partis de la base, alors amis syndicalistes il faut nous réunir dans une grande centrale intersyndicale et nous occuper nous-mêmes de nos revendications. Réformons et uniformisons le syndicalisme pour ne plus parler que d’une seule voix ! A l’heure où l’on parle tant de la mondialisation, il faut mondialiser les revendications. Quel meilleur moyen de se défendre contre les délocalisations, que de soulever les travailleurs dans tous les pays. Nous en avons ras le bol de nous faire entuber à longueur de temps et de ne plus pouvoir vivre de notre travail. Mondialisons les mouvements de grève et nous gagnerons !

Travailleurs de France, les dirigeants syndicalistes sont indirectement « soumis » au gouvernement et ils ne s’occuperont pas de vous… Unissons-nous !

Travailleurs de tous pays, la situation des « larbins du capital » n’est pas meilleure en France que n’importe où ailleurs. Les charges obligatoires pour vivre en France sont exorbitantes et nous ne pouvons plus nous en sortir, nous ne pourrons bientôt plus subvenir aux besoins de nos familles. Comment allons-nous survivre alors que tout augmente (le gaz en hausse alors qu‘il y a des supers bénéfices, pareil pour le carburant pouvoir d‘achat en chute libre, les gouvernements laissent faire). Unissons-nous et défendons nos intérêts par nous-mêmes, tous dans la rue.

Le 15 Mai, les fonctionnaires sont dans la rue : allons-y avec eux !
Le 22 Mai les lycéens sont dans la rue : allons-y aussi !
Et chaque fois qu’il le faudra : allons dans la rue… Tous ensemble !!!

SOCIAL
01/05/2008 | 21:47

Les défilés du 1er mai dans l'Hexagone

Manifestation du 1er mai 2008.
© France 3
Des milliers de personnes ont défilé le 1er mai à Paris et en province pour le pouvoir d'achat et les retraites
Selon la CGT, ils étaient plus de 200.000 en France (119.600 selon l'Intérieur), dont 30.000 à Paris (15.000 selon la préfecture).

Le cortège parisien, à l'appel de la CGT, la CFDT, l'Unsa, la FSU et Solidaires a ouvert avec plus de 1000 salariés sans-papiers qui ont défilé en tête du carré CGT, pour symboliser les luttes de la centrale syndicale.
Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Gérard Aschiéri (FSU) et Annick Coupé (Solidaires) étaient en tête du défilé. La CFTC et FO ont défilé séparément jeudi matin à Paris.

Dans la foule, une banderole appelait à une "riposte du monde du travail", tandis que des salariés du quotidien Le Monde, masqués et vêtus de tee-shirts blancs, protestaient contre le plan de suppression de 129 emplois annoncé récemment. "Du travail pour tous, des retraites pour chacun", "Salaires, retraite, solidarité", ou encore "emplois supprimés, salaires bloqués, retraites comprimées, Sarko, Fillon, ça ne plus durer, ça va péter", criaient les manifestants.

Des étudiants et des lycéens manifestaient également, notamment à l'appel de la Confédération étudiante, de l'Unef, et de l'UNL (premier syndicat lycéen), derrière une banderole "priorité à l'éducation". Certains portaient des affiches "retraites: nous financerons les vôtres, garantissez les nôtres".

Les manifestations du 1er mai visaient à "se faire entendre" du gouvernement, notamment sur les retraites, et à défendre "d'autres pistes" de réforme que celles menant "à une diminution programmée du niveau des retraites", avait indiqué jeudi matin le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

Les défilés de la fête du travail donnent jeudi le coup d'envoi d'un mois de manifestations, avec le 15, fonctionnaires et lycéens, et le 22, les manifestants contre les projets de réformes de retraites. Après des appels à la grève dans l'Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT) pour le 15 mai, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont convenu mardi d'une journée nationale d'action et de manifestations la semaine suivante "pour la défense de la retraite solidaire". L'Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu'ils se joignaient au mouvement.

Unité presque parfaite
Les syndicats ont défilé sous la même bannière unitaire sur "les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, les retraites et la paix" dans plusieurs villes de l'hexagone: CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires ont fait cortège commun à Marseille, Lille, Tours, Strasbourg, Toulouse et Bordeaux.

A Paris également, les chefs de file de ces organisations à l'exception d'Alain Olive (Unsa), ont marché côte à côte de République à Nation. Depuis 2003, la CFDT n'avait pas défilé à Paris avec les autres organisations. On explique à la CFDT Île-de-France, co-organisatrice du défilé parisien: "Cette unité s'inscrit dans la lignée de nos actions intersyndicales régionales menées cette année, comme sur le pouvoir d'achat avec une manifestation le 16 avril".

Une des nouveautés, était la mise en avant des sans-papiers. présence. "Qui mieux que les travailleurs sans-papiers de France pour illustrer La fête du Travail et de la solidarité internationale ?", souligne Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT. La question des retraites aura également une importance majeure après l'unanimité syndicale affichée lundi contre le projet gouvernemental.

Les différences quant aux objectifs sont néanmoins affichées: si FO et la CGT sont fondamentalement contre le passage à 41 ans de cotisation, la CFDT et la CFTC ne sont pas opposées au principe mais estiment que rien n'a été fait, en particulier en matière d'emploi des seniors, pour éviter l'augmentation de la durée de cotisation en 2012.

Le mot d'ordre du 22 mai, volontairement large, n'entend "pas nier les différences d'approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter", ont d'ailleurs précisé les syndicats dans leur communiqué.

FO, qui avait initialement appelé à faire converger les revendications sur les retraites avec celles des lycéens et des fonctionnaires le 15 mai, a profité du 1er mai pour faire entendre sa voix sur le sujet. Elle a défilé pour le "blocage à 40 ans" (de cotisation, Ndlr) et le pouvoir d'achat, notamment à Paris entre la place d'Italie et la place de la Commune (XIIIe).

Seule également, la CFTC, a occupé le pavé sur un mot d'ordre unique, le pouvoir d'achat, entre la République et le boulevard Rochechouart (XVIIIe).


SOCIAL
01/05/2008 | 21:16

Le 1er mai dans le monde

Violences à Istanbul, lors de la manifestation du 1er mai 2008.
© France 3
Des milliers de manifestants ont défilé jeudi en Asie en pleine crise alimentaire et des heurts ont éclaté en Turquie
A Istanbul, 20.000 policiers ont dispersé avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau des manifestants rassemblés devant le siège de l'un des plus grands syndicats du pays.

A Jakarta, Manille, Séoul ou Tokyo, les travailleurs ont défilé pour exiger des augmentations de salaires, pour contrebalancer la montée des prix, notamment alimentaires.
En Turquie, les heurts entre manifestants et police anti-émeutes ont fait 38 blessés, dont huit policiers. 530 personnes ont été placées en garde à vue,a déclaré le gouverneur d'Istanbul Muammer Guler. Le 1er mai s'annonçait tendu à Istanbul après que les autorités ont interdit l'accès à la place Taksim, symbolique pour le mouvement syndical depuis que 34 manifestants y furent tués le 1er mai 1977.

Les policiers anti-émeutes, déployés par centaines autour de la place, soutenus par des véhicules blindés et des hélicoptères, ont refoulé un groupe de 300 à 400 personnes brandissant des drapeaux du Parti communiste turc (TKP)

A Manille, la capitale philippine, des rassemblements devaient converger, en fin de journée, non loin du palais de la présidente Gloria Arroyo, sous la surveillance de 3.000 policiers. Le May One Movement a réclamé la démission de Mme Arroyo, l'accusant de ne pas avoir pris de mesures contre la hausse du prix du riz.

"Les travailleurs ont faim (et) réclament des augmentations de salaire, un contrôle des prix et des réformes économiques conséquentes", a lancé Elmer Labor, le président du mouvement. Des commandos d'élite de la police, armés de fusils d'assaut, ont été déployés le long des grands axes menant à Manille.

A Jakarta, des milliers d'Indonésiens ont défilé dans les rues avec des banderoles proclamant "Baissez les prix alimentaires maintenant" ou "De meilleurs salaires pour les ouvriers et les paysans". la hausse du prix de l'essence faiait également partie de leurs dénonciations. La montée des prix des produits alimentaires a fait grimper l'inflation à plus de 8% en Indonésie. La police avait déployé 10.000 hommes pour surveiller les défilés.

L'Indonésie compte environ 40 millions de pauvres sur 234 millions d'habitants. Près de la moitié de la population dispose de moins de deux dollars par jour, selon la Banque mondiale.

A Tokyo, où 12,000 personnes se sont rassemblées dans un parc, comme à Séoul, où des milliers de salariés se pressaient à un meeting, les syndicats ont exigé la sécurité du travail et de meilleurs salaires pour les millions de travailleurs précaires et employés à temps partiel.

En Thaïlande, 2.000 ouvriers ont manifesté à Bangkok près du siège du gouvernement, accusé de s'intéresser davantage aux questions constitutionnelles qu'au bien-être des travailleurs.

A Singapour, l'opposant Chee Soon Juan a organisé un rassemblement pour dénoncer l'augmentation du coût de la vie dans la ville-Etat.

En Chine, l'un des rares pays d'Asie où le 1er mai est chômé, aucun défilé n'était prévu, les Chinois profitant de la journée pour se promener en famille.

La Confédération syndicale internationale (CSI), plus grand syndicat mondial qui revendique l'affiliation de 168 millions de travailleurs de 155 pays, a dénoncé "les carences des 'solutions du marché' prônées par la gouvernance mondiale", soulignant que "100 millions de personnes de plus que l'an dernier n'ont pas assez à manger".

Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi dans les grandes villes de Russie aux traditionnels défilés du 1er mai, alors que l'inflation galopante jette une ombre sur la prochaine investiture du président Dmitri Medvedev, le 7 mai. A Moscou, 30.000 personnes ont défilé à l'appel du parti Russie unie, dirigé par le président sortant et futur Premier ministre Vladimir Poutine, des syndicats officiels et plus modestement des communistes ou de l'opposition libérale

En Grèce, transports en commun et les services étaient paralysés jeudi en raison d'un mot d'ordre de grève lancé par les syndicats à l'occasion de la fête du Travail. Les services de ferry et de chemin de fer sur les lignes interurbaines étaient réduits au minimum, tandis que tous les trains internationaux ont été annulés. Un seul vol par destination était assuré par la compagnie aérienne publique Olympic Airlines. Aucun journal n'est paru jeudi, radios et télévision publiques fonctionnaient avec des effectifs réduits.

La grève vise à protester contre des privatisations et une réforme impopulaire des retraites impulsée par le gouvernement conservateur. A Athènes des barrières de sécurité étaient en place dans une partie du centre, avant la manifestation organisée à l'appel des trois principaux syndicats.

En Espagne, l'organisation séparatiste armée basque ETA a marqué à sa façon la fête du travail en faisant exploser trois bombes dans la nuit de mercredi à jeudi contre des institutions sociales au Pays Basque espagnol, sans faire de victimes. Elles ont eu lieu quelques heures après une offensive judiciaire contre les milieux indépendantistes, avec l'incarcération de la maire de Mondragon (Pays Basque), où l'ETA avait assassiné le 7 mars un ex-conseiller municipal.

A La Havane, le président Raul Castro a présidé le défilé du 1er mai sur la place de la révolution où des centaines de milliers de Cubains ont participé.

En Allemagne, quelque 416.000 personnes ont participé, selon des sources syndicales, aux différents rassemblements demandant l'instauration d'un salaire minimum généralisé.

En Italie, plus de 100 rassemblements et défilés ont été organisés sur le thème de la sécurité au travail dans le pays où près de 1.300 personnes meurent chaque année dans des accidents du travail.

A Prague, environ 2.000 militants et sympathisants du parti communiste tchèque (KSCM, opposition) ont profité des célébrations du 1er mai pour protester contre le projet américain d'installer sur le sol tchèque et polonais des éléments de son bouclier antimissile.

Au Maroc, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Casablanca pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, illustrées par un incendie meurtrier (55 morts) dans une usine et critiquer la politique sociale du gouvernement.
En Afrique du sud, ce sont des revendications contre la vie chère qui ont rassemblé les manifestants, tandisqu'à Dakar le défilé a réuni 10.000 personnes protestant contre la forte hausse des produits de première nécessité et scandant "Président, nous sommes fatigués! Le pays est cher!", devant le palais présidentiel.

1er MAI FÊTE DU TRAVAIL ET DES LUTTES SOCIALES...

PREMIER MAI… FÊTE DU TRAVAIL… COMMEMORATION DES LUTES SOCIALES

Quel meilleur jour pour vous dire que j’en tiens un, que NOUS en tenons UN et sans doute deux…

Pourquoi ?

Ma fifille a des tracasseries dans son boulot. Sentant venir le vent, nous avons comme qui dirait devancé l’appel… En se rapprochant de nos « contacts » syndicaux. Premier courrier bien mis en forme grâce à l’ami J-R ! Puis deuxième courrier de fifille qui a vu comment ça marche. J-R a dit : « C’est très bien, beaucoup de musicalité… J’aime la façon dont tu as abordé les choses, tu pourras bientôt prendre ma place ! »

L’originalité de ce genre de courrier, c’est que tu précise toujours : « copie à… l‘inspection du travail» et aussi : « copie à… la médecine du travail», et éventuellement « copie à… (les organismes de tutelle qui financent les formations, généralement l’état) et là ça commence sérieusement à devenir nauséabond ! Je veux dire quand tu commences à attaquer « le côté obscur de la force… » LOL ! En clair : les gros sous !

Et là y’a le feu, je dirais même plus… c’est un brasier ! Même les gens avec qui tu n’as plus de contact depuis 4 mois t’appelles en te proposant leurs services, et comme par hasard viennent prendre de tes nouvelles et te disent « bisous-bisous » (à fifille).

Alors là je vais vous faire une confidence : « c’est profondément jouissif de se dire je le tiens et j’ai tapé au bon endroit, là où ça fait mal… Dans les *ouilles ! Je les tiens par les *ouilles… » Et un 1er mai, fête du travail et commémoration des luttes sociales, ça se partage !

Alors ils ont comploté pour une convocation « amiable » le 2 mai, en plein milieu du pont... Elle ne pourra pas se faire assister, se sont-ils dit, et sans doute avaient-ils prévu de faire pression pour abandonner la procédure. Tu n’as rien à y gagner ont-ils dit. Et aussi : « tu comprends, maintenant tu as mis ton patron en colère avec tes courriers… » Et aussi : « tu sais, celui qui t’as conseillé de faire ça n’y connaît rien… »

Seulement voilà, pour finir et pour la petite histoire, il y a erreur de casting. Ils sont tombés dans la mauvaise marmite. Quelquefois dans l’entourage familial, et, ou, dans l’entourage immédiat d’un jeune qui ne sait pas se défendre et cela est bien normal la première fois, il se trouve qu’il y ait des personnes :

1/ Qui savent que les lois existent…

2/ Ont l’habitude de les faire appliquer…

3/ l’ont déjà fait avec succès…

4/ Et en plus on aimé ça… LOL

Alors en cas de problèmes avec votre employeur, n’hésitez pas à prendre contact avec un syndicat, n’ayez pas de préjugés du genre : « ils ne pourront rien faire pour moi » ou « ça ne va pas empêcher mon licenciement ». Certes, vous avez raison, mais vous mettrez tous les atouts de votre côté pour « limiter la casse », et si le patron a laissé une faille à exploiter, vous avez quelque pécule à ramasser. A partir… Autant ne pas partir les mains vides, et puis c‘est le seul moyen pour que les patrons retiennent les lois. Sinon ils les oublient et ils pensent que la loi c‘est eux.

ALORS VIVE LES LUTTES SOCIALES ET VIVE LE 1er MAI... SYNDICALEMENT VOTRE...